Je suis désolée mais apparemment il y a un petit souci lorsque vous déposez vos commentaires :(
Parfois, ils disparaissent et vous devez les réécrire! Je ne sais pas comment remédier à ce problème et je vous présente toutes mes excuses pour ce désagrément!
Préférez firefox pour la balade.
06 juin 2009
Les trois oiseaux
Les trois oiseaux
J'étais au vert champ de luzerne.
Dans le peupliers chantaient trois oiseaux.
Les écoutait la vieille bergère
Et m'a dit la vieille bergère:
"Si tu écoutes la pie criarde,
Querelleuse et jamais en repos,
Tu deviendras méchante et tête folle.
Qui donc recherchera ta compagnie?
...Si tu prêtes l'oreille au triste pic-vert,
Dans l'ombre épaisse du feuillage,
Qui interroge en frappant chaque branche
Où est passée sa chance perdue,
Tu ne vivras que jours amers et sombres
Et ton travail n'aura ni trêve ni repos.
...Mais entends la douce tourterelle
Qui roucoule de l'aube au soir.
Comme elle, sois donc tendre fille
Ardente aux jeux de l'amour..."
Dans les peupliers chantaient trois oiseaux.
Si Ali D’Ibakellioun
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Poème conté par
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"Les chants de la Tassaout"
Pour en savoir un peu plus sur Mririda, un petit clic sur son nom.

26 mai 2009
Que la lumière soit...
"La lumière s'étend sur les hauts plateaux venteux et les plaines fertiles, elle souligne d'un trait puissant le profil des montagnes, joue à travers les palmes des oasis, anime de ses reflets les sources aux murmures discrets que visitent femmes et jeunes filles chargées de cruches, en terre poreuse"
Ahmed Sefrioui
Pour rentrer dans la lumière, un petit clic sur chaque image.
11 mai 2009
Comment aurais-je le temps…
Comment aurais-je le temps…
Comment aurais-je le temps d’écouter mon cœur
Qui voudrait me parler de celui que j’aime,
De celui qui ne sait pas que je l’aime tant…
Idder n’a pas vingt ans et je les ai à peine.
Je n’ai pas un seul soir pour lui ouvrir mon cœur.
Le travail sans arrêt occupe tous mes jours.
Comment aurais-je le temps de songer à l’amour ?
Il y a le grain à moudre et les vaches à traire,
La cruche à la source et le feu des repas.
La journée est trop courte pour la besogne à faire.
Il y a l’herbe aux champs et le bois en forêt,
Le pain à cuire et le linge à la rivière.
Et morte de fatigue, je m’écroule le soir…
L’aurore est loin encore lorsque je me lève
Et la nuit faite depuis longtemps quand je m’endors…
Quand aurais-je le temps de songer à l’amour ?
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"Les chants de la Tassaout"
Pour en savoir un peu plus sur Mririda, un petit clic sur son nom.
Dans cette chanson, Idir rend hommage à sa mère et aux femmes en général.
Il en parle avec beaucoup de tendresse dans cette petite vidéo. Prenez le temps de l'écouter après avoir arrêté le lecteur ;)
07 mai 2009
La vallée et les gorges du Dadès
La vallée du haut Dadès, longue d'environ 25 km, longe l'oued et traverse des paysages splendides où les constructions en pisé prennent la teinte des roches qui les entourent. L'oued Dadès, qui descend des hauts plateaux calcaires du Haut Atlas égrène un chapelet de ksour (villages fortifiés), au milieu de cultures et de petits vergers.
Un petit clic sur chaque image pour apprécier
02 mai 2009
Merzouga, les portes du désert...
A moins de deux heures de route d'Erfoud, Merzouga et les dunes de l'Erg Chebbi, dont certaines atteignent 250m de haut, donnent un avant-goût des beautés du désert.
Pendant la saison d'été, les marocains viennent à Merzouga prendre des bains de sable pour lutter contre les rhumatismes. le résultat des bains est paraît-il très efficace si l'on reste enterré au moins une bonne heure!
Une légende raconte que ces dunes sont la punition infligée par Dieu aux habitants de l'ancien village de Merzouga qui, il y a très longtemps, alors qu'ils faisaient la fête, refusèrent d'accueillir une femme et ses enfants. Un gigantesque vent de sable se leva et recouvrit à jamais le village. Depuis chaque jour à midi, des cris s'élèvent de ces immenses dunes. Ce sont les anciens villageois qui, en vain demandent pardon.
"J'ai toujours aimé le désert. On s'assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n'entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence... "
[Antoine de Saint-Exupéry]
29 avril 2009
De retour... Mais sans le soleil :(
Me voila de retour! 6000 km au compteur (De la voiture :) ! )
De Bordeaux à Algégiras, de Tanger à Casablanca, de Casa à Fès, de Fès à Merzouga en passant par Azrou, Midelt et Errachidia pour remonter de nouveau vers Casablanca en empruntant la belle vallée du Dadès, Ouarzazate et Marrakech!
Merveilleux voyage aux paysages changeants et aux rencontres chaleureuses!

Quelques photos pour patienter...

05 avril 2009
Pause printanière
Un petit plongeon dans mes anciennes photos de vacances pour me remettre dans le bain car le départ pour le Maroc est prévu pour ce samedi 11 ;) Retour le 25!
"Maroc, terre lumineuse où la lumière s'infiltre à travers les grappes chargées de dattes, dessine les contours irréguliers des montagnes, couronne les hauts plateaux verdoyants, irradie les amandiers, se tapit dans la pénombre des souks.
Maroc, terre chaleureuse où les enfants crient, où les vieux sages sourient, où l'artisan se remet au travail chaque jour.
Magie d'une porte qui s'ouvre sur le dédale des médinas, sur les pots en terre culte qui n'attendent plus que l'eau fraîche."





Darga: Casa
20 mars 2009
Messaoud
Certains naissent sous une bonne étoile et la garde toute leur vie! D'autres sous une mauvaise et la traîne comme un boulet toute leur vie, comme Messaoud! Histoire chantée ou plutôt racontée par le groupe "Awdellil"
Dans un village aux environs d'Ifrane, un vieillard passait sur sa mule. Attiré par des cris d'enfant, il découvrit dans les buissons un nouveau-né, bleui par le froid. Ses cris firent peur à la mule, qui se cabra. De sa patte, elle écrasa la jambe du bébé. C'est ainsi que commença l'histoire de Messaoud le maudit, l'homme que la poisse ne lâcha jamais.
Les jours passèrent, Messaoud grandit dans la cabane du vieux et sa femme, mangeant rarement à sa faim. Les catastrophes se succédèrent, jusqu'au jour du drame. Messaoud n'avait que cinq ans. C'était un lundi de fête, il s'était réveillé tout content. Voulant jouer avec un pétard, il mit le feu aux couvertures. Les deux vieux moururent dans l'incendie !
Pourquoi la vie en a-t-elle après Messaoud ? Pourquoi toutes les portes se referment-elles sur lui ? Pourquoi est-il autant marqué par la poisse ? Pourquoi lui ?
Messaoud atterrit dans un orphelinat à Meknès. Pendant 5 ans, il se fit casser la gueule par tous ceux qui passèrent. Son visage en conserva les traces. L'école ? Il n'y comprit strictement rien. Jusqu'au jour où il en eut marre et fugua. Ce soir là, il dormit seul, dans le froid d'un terrain vague. Ali Boulahya passait par là. Il attira Messaoud derrière la décharge et hmm… jusqu'à la garde !
Messaoud vécut en clochard jusqu'à ses seize ans. L'âge des fantasmes, même s'il louchait et qu'il avait le pif de travers. Complexé à l'excès, il aperçut, un jour, une bonne étendant le linge sur un balcon. Elle lui fit un signe et sourit. Le pauvre en perdit ses moyens. Chaque jour, il revint guetter sous la fenêtre. Un matin, elle descendit enfin. Ayant une course à faire, elle lui donna rendez-vous à 9 heures. Messaoud resta à l'attendre, tremblant d'excitation. À l'heure dite, il eut à peine le temps de la voir traverser… quand elle se fit écraser par un bus qui passait !
Messaoud, détruit, sombra dans la fume et la sniffe. Un jour, un islamiste le vit, et le conduisit à une mosquée de riches. Il lui servit à manger, lui apprit à prier et à s'exprimer. Messaoud, fier de sa nouvelle fonction, se mit à orienter les gens. Il fit le tour des mosquées, rameuta les jeunes et se fit un peu d'argent. Vint le jour où il fut appelé pour le jihad. Il prit l'avion, tout content de rencontrer Ben Laden. Arrivé au camp, on lui donna une arme et on lui dit : "Ne bouge plus d'ici, tire sur tout ce qui bouge, ta place au paradis est garantie". Messaoud se figea sur place deux jours durant. Dans un moment d'inattention, zdaou ! Un Américain lui donna un coup sur la tête. À son réveil, il se retrouva en cellule, avec un Pakistanais, qui lui souriait bizarrement. Messaoud hurla de dépit : c'était à nouveau Ali Boulahya !
Messaoud passa un an difficile, avec Ali Boulahya. La poisse le poursuivait tant que les Américains le renvoyèrent au Maroc. De retour au pays, chômeur et sans abri, il frôla la folie. C'est là qu'il rencontra Mhammed le violoniste. Avec lui, il fit la manche et récolta quelques pièces. Mhammed lui confia qu'il avait un plan pour "brûler" en Espagne. Messaoud fut tout content à l'idée de fuir ce pays maudit. Arrivés à la frontière avec Sebta, ils se glissèrent dans un camion de poissons. Mhammed s'en tira, Messaoud mourut frigorifié.Pourquoi Messaoud est-il mort ? Pourquoi la poisse lui collait-elle tant ? Pourquoi lui ?
Messaoud en arabe signifie le bien heureux, le chanceux!
Awdellil Messaoud
06 janvier 2009
Perles du Maroc
Commençons l'année par sourire :) avec quelques images du Maroc insolites et drôles
Le système D est roi en Afrique, tout se vend, tout s'achète, jusqu'à la racine pour sourire et la poudre qui fait monter mémé aux lustres :)
Darga-Mimouna
envoyé par tigwenn - Audio
10 décembre 2008
Dignité et justice pour tous
60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme 1948 – 2008
Le 10 décembre 1948, les 58 États Membres qui constituaient alors l’Assemblée générale ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’Homme à Paris, au Palais de Chaillot.
« À l’occasion de cette Journée des droits de l’homme, j’espère que nous nous acquitterons ensemble de la responsabilité commune qui nous incombe d’assurer le respect des droits inscrits dans la Déclaration. » M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU
Dans le plus beau pays du monde, les droits de l'Homme sont souvent bafoués et notamment ceux des petites filles!
Petites bonnes, l’enfance volée
«Tout ce qui m’importe, c’est de ne pas faire vivre à mes filles le calvaire que j’ai enduré pendant plus de 10 ans», l’aveu est celui de Nora, 24 ans, mère de deux fillettes de deux et quatre ans. Sa croix, Nora la porte depuis l’âge de 10 ans lorsque, petite fille jouant encore à la poupée dans le petit réduit qui servait de logement à sa famille, elle fut brutalement arrachée à sa mère. Son père, petit agriculteur de son état a été obligé de fuir la campagne où la sécheresse sévissait depuis quelques années déjà. Installée dans une bourgade en banlieue casablancaise, la capitale économique, il n’arrive pas à joindre les deux bouts. Il verra en sa petite fille une issue de secours à ses soucis financiers. Il l’emmène de force chez une semsara «intermédiaire» qui la placera dans une famille pour servir de bonne à tout faire moyennant une poignée de dirhams. «300 plus exactement», se souvient-t-elle. Depuis, Nora en a vu de toutes les couleurs, les coups de sa patronne, les brûlures sur les avants bras et le dos, le harcèlement sexuel du père de famille. Le calvaire durera trois ans. «Je ne voyais mon père que toutes les fins de mois. Il venait pour récupérer le salaire de misère (25 euros) dont je ne voyais pas un sous vaillant », se rappelle Nora, les yeux embués de larmes. Elle quitte ces employeurs et décide de trouver un autre boulot. Mais cette fois-ci, la petite fille, endurcie, prend sa destinée en main. Son salaire, elle sera la seule à en profiter. «Je choisissais moi-même mes patrons et mon père obtempérait moyennant une part de ma rétribution», explique la jeune femme. Depuis, grâce au concours l'Association de défense des droits de la femme et de l'enfant, basée à Casablanca, elle a appris à lire et écrire ainsi qu’un métier : la pâtisserie. Des destins comme celui de Nora, elles sont des milliers à le vivre au Maroc. Malheureusement, ça ne se finit pas toujours comme un conte de fée.
Sévices: morale et physique
Au Maroc, selon une étude récente de Human Rights Watch, environ 600.000 enfants de 7 à 14 ans sont brutalement jetés dans le monde du travail. Sur ce total, pas moins de 66.000 petites «cosettes» sont employées comme domestiques. Et pourtant à en croire les textes, le Maroc est un pays où le travail des enfants est interdit par la loi. Le royaume chérifien a d’ailleurs ratifié la convention des Droits de l'enfant, selon laquelle, “un enfant ne peut occuper un travail à partir de 12 ans, que dans un cadre familial et dans des conditions saines”.
Elles sont payées entre 300 et 500 dirhams par mois en moyenne (30 et 50 euros) et s’échinent à bosser entre 14 et 18 heures soit une moyenne de 50 misérables centimes l’heure. Elles sont les victimes de tout un système de samasarates «intermédiaires » qui gagnent entre 300 et 500 dirhams pour chaque «dossier». De mèche avec les parents, ces profiteurs, dont le seul souci reste la commission, ne peuvent pas s’interposer contre la maltraitance des employeurs. « Même le système judiciaire défaillant ne leur permet pas de s’en sortir », déplore une militante associatif. «Lorsque des parents récupèrent une fille battue, brûlée et mal en point psychologiquement, ils ne vont pas porter plainte parce qu'ils considèrent cela comme une perte de temps”, relève le rapport de HRW. Et pourtant les violences subies par ces travailleuses de l’ombre sont dignes de plus grands centres de détention. Battues au fil électrique (Najat, 11 ans), la tête écrasée contre le mur (Saïda, 15 ans), les sévices peuvent même parfois conduire à la mort. «Ce n’est que dernièrement que l’Etat commence à prendre plus au sérieux les plaintes déposées contre les employeurs», explique notre source associatif. Certains employeurs ont même écopé de peine allant de 1 à 3 ans de prisons pour tortures. «Ce qui est une grande victoire pour le milieu associatif ». Le viol et les attouchements sexuels sont également le lot de ces jeunes domestiques. En 2002, un rapport des Nations Unis avait conclu qu’ «il y avait au Maroc un taux élevé de viols et de mauvais traitements des petites bonnes». Un tabou sur lequel on ne dispose malheureusement pas de statistiques: «Les petites bonnes n’osent pas se confier quant il s’agit de viols ou d’attouchement sexuels. D’abord parce qu’elles sont persuadées qu’on ne les croira pas mais aussi par peur des représailles également», souligne une militante associative de Bayti (association qui s’occupe des enfants des rues). D’ailleurs, 36% des bénéficiaires, de l’association Solidarité féminine qui se charge des mères célibataires, sont d'anciennes petites bonnes. Un constat que confirme une étude gouvernementale menée en 2002 sur la région de Casablanca : « la plupart des mères non mariées ont été domestiques dans une vie antérieure ». Pour sa part HRW estime, que « le statut de petite bonne mène soit à la rue, au mariage précoce, à la prostitution ou à un trouble psychologique insurmontable»... La suite ici
Fédoua Tounassi (29/11/2008) Source: Babelmed





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