Je suis désolée mais apparemment il y a un petit souci lorsque vous déposez vos commentaires :(
Parfois, ils disparaissent et vous devez les réécrire! Je ne sais pas comment remédier à ce problème et je vous présente toutes mes excuses pour ce désagrément!
Préférez firefox pour la balade.
11 mai 2009
Comment aurais-je le temps…
Comment aurais-je le temps…
Comment aurais-je le temps d’écouter mon cœur
Qui voudrait me parler de celui que j’aime,
De celui qui ne sait pas que je l’aime tant…
Idder n’a pas vingt ans et je les ai à peine.
Je n’ai pas un seul soir pour lui ouvrir mon cœur.
Le travail sans arrêt occupe tous mes jours.
Comment aurais-je le temps de songer à l’amour ?
Il y a le grain à moudre et les vaches à traire,
La cruche à la source et le feu des repas.
La journée est trop courte pour la besogne à faire.
Il y a l’herbe aux champs et le bois en forêt,
Le pain à cuire et le linge à la rivière.
Et morte de fatigue, je m’écroule le soir…
L’aurore est loin encore lorsque je me lève
Et la nuit faite depuis longtemps quand je m’endors…
Quand aurais-je le temps de songer à l’amour ?
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"Les chants de la Tassaout"
Pour en savoir un peu plus sur Mririda, un petit clic sur son nom.
Dans cette chanson, Idir rend hommage à sa mère et aux femmes en général.
Il en parle avec beaucoup de tendresse dans cette petite vidéo. Prenez le temps de l'écouter après avoir arrêté le lecteur ;)
04 février 2009
Le feu du ciel
Le feu du ciel
« Iggig (1)! » « Iggig ! » tu peux gronder !
Je regarde le mur, c’est vrai,
Mais ne cacherai mon visage,
Grâce à Dieu et à la baraka de mon moulin (2)
Tu ne tarderas à taire.
Pour refroidir le feu des nuages
J’ai jeté de l’eau sur le seuil
Et mis de beurre au linteau de la porte. (3)
Et toi, henné ! Sur la tête des enfants,
Des femmes, des filles et des brebis !
Et toi, henné ! Conjure le feu du ciel !
Sur la terrasse, veille la noire « guedra » (4)
Brille, éclair ! Gronde tonnerre !
Mais que le soc de feu ne frappe pas,
Et que la grêle épargne nos petits champs !
O Dieu ! Protège-nous du feu du ciel !
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"Les chants de la Tassaout"
Pour en savoir un peu plus sur Mririda, un petit clic sur son nom.
1) "Iggig", le tonnerre
2) Pour tromper leur frayeur, pendant l'orage, les femmes font mouvoir le moulin à main de la maison. Elles prétendent que le bruit rappelant celui du tonnerre éloigne la foudre.
3) Ce sont des rites préislamiques toujours respectés.
4) Les berbères croient que de vieilles marmites de terre au fond noirci, placées aux angles des terrasses, protègent de la foudre.

13 janvier 2009
Le feu de ma jeunesse
Un chagrin d'amour ne dure Que jusqu'au prochain amour.
[Pierre Perret]
Le feu de ma jeunesse
Je croyais périr, périr de chagrin,
Et ne l'oublier jamais, jamais,
Et ne le remplacer jamais, jamais,
Ni dans mon cœur, ni sur ma natte...
Je disais à ma mère, en pleurant:
"Plus personne m'enflammera mon cœur
Et nul ne recouvrira son souvenir."
Ma mère, sourire aux lèvres et dans les yeux:
"Le feu de ta jeunesse, - tu sais où il brûle, -
Le feu de ta jeunesse consumera ta peine.
Celui-ci et ceux-là qui partageront ta natte
Recouvriront et effaceront le souvenir...
Ma mère avait la sagesse des mères...
Car ma peine s'en est allée, s'en est allée
Comme s'effiloche une vieille ceinture de laine
J'ai cédé au premier nouveau, comme tu l'aurais fait.
Au second, à d'autres et à d'autres encore
Dans l'ombre de la nuit, aux heures claires du jour,
A l'aube, au crépuscule, -tu en ferais autant... -
Car sans cesse m'embrase le feu de ma jeunesse.
Comme l'oublier m'est devenu facile!
Sur les dalles du torrent, au milieu des maïs,
Ou le front comme un tronc jeté à terre...
Femmes que dévore le feu de la jeunesse,
Ne dites pas, hypocrites, que vous n'en feriez autant
Quand la fièvre d'amour bouscule toute honte!
Cette nuit, qu'une large poitrine sur moi s'appesantisse
Et chasse à jamais chagrin, regrets et souvenirs...
Moi qui croyais périr, -de quel chagrin déjà?
Et ne l'oublierai jamais, -mais qui donc déjà?
Comme il m'est facile de le remplacer
Et dans mon cœur et sur ma natte!
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"Les chants de la Tassaout"
Pour en savoir un peu plus sur Mririda, un petit clic sur son nom.

Le village d'Igbirine, en Aït-bou-Guemez, au lever du jour

Tamzzirt et le Jbel Izerwane (3154 m) en pays Aït Affan
Photos: Patrick Flament
09 novembre 2008
Bergère
Tameksaout
(Bergère)
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Bergère, reste au pays, bergère !
Entends la voix de Mririda.
Comme tu es sans parents, on te trompe…
Ne change pas ton bon pain d’orge
Contre le pain blanc qu’on te promet…
Que crois-tu donc faire à la ville ?
Si tu savais ce qui t’attend !
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Il faudra te livrer aux hommes
Si tu veux manger et dormir.
Tu passeras de l’un à l’autre,
Il n’y a rien d’autre pour toi…
Tu seras prise et entraînée
Par la paresse et la débauche
Sans pouvoir rebrousser chemin.
Si sans honte, tu reviens au pays,
Tu seras chassée et maudite…
Si tu savais ce qui t’attend !
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Les regrets te feront mourir…
Le grand bol « d’askif » du matin,
L’hiver, la neige sur Tazerzemt,
Et la terrasse ensoleillée,
La vache qui mugit à l’étable.
Tes chansons, tu les regretteras
Chaque fois qu’un homme t’étreindra…
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La Tassaout et ses noyers,
Le troupeau bêlant à l’ « azib »,
Le lait, le beurre de la maison,
Le mulet qui te connaissait bien,
Ton chien, tu les regretteras
Chaque fois qu’un homme t’étreindra…
.
… Jeune bergère de ma vallée,
Entends la voix de Mririda,
Si tu savais ce qui t’attend !
La ville est pour toi le cimetière !*
Bergère, reste au pays, bergère…
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"Les chants de la Tassaout"
Pour en savoir un peu plus sur Mririda, un petit clic sur son nom.
* La ville se dit: "mdint". C'est aussi le cimetière ("mdint")
René Euloge


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Sujet malheureusement toujours d'actualité!
A certaines, on a promis le mariage, une belle maison, une nouvelle famille. A d’autres, c’est un travail, fixe et bien payé, qu’on a laissé miroiter : coiffeuse, esthéticienne, infirmière. Difficile de résister depuis Douala, Accra ou Lagos aux lumières européennes : elles sont parties, mais du paradis des Blancs, elles n’ont connu que les nuits poisseuses et les mauvais traitements. Sur le trottoir parisien, elles sont devenues des prostituées, des « Blackettes », comme elles se nomment elles-mêmes.
D’où viennent les filles ? Au village, on a souvent promis à des parents plus ou moins dupes de les faire bénéficier d’une éducation, source, à terme, d’une manne financière souvent indispensable...
Elisabeth Lequeret: Mfi hebdo
18 octobre 2008
Aguens’ oul’nou
… Aguens’ oul’nou…
( Au fond de mon cœur )
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Au fond de mon cœur brûle toujours
Le feu de l'amour qui me consume.
Il m'a quittée, Ali, fils d'Ali de Tasselmt,
Il m'a quittée, mais je ne le déteste point.
Ma haine est toute sur celle qui me l'a pris.
Mon cœur battait pour lui, et le sien pour moi.
Pourquoi donc t'a-t-il préférée, Tabjaout? *
De quels sortilèges as-tu usé, Ouknari? *
Crains de me rencontrer seule en forêt,
A l'aube, quand tu reviens chargée de bois!
Toi, mon aimé, toujours aimé, je t'attends.
Tu n'as qu'à paraître pour me reprendre.
Vous savez, infortunées femmes solitaires,
Vous savez combien longue est la nuit,
Et glacé le réveil sans les ardeurs d'un amant.
Y a-t-il une seule parmi vous pour me blâmer?
Le feu de l'amour qui me consume
Brûle toujours au fond de mon cœur...
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"Les chants de la Tassaout"
Pour en savoir un peu plus sur Mririda, un petit clic sur son nom.
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Tabjaout: Jeune chamelle
Ouknari : Figue de barbarie, hérissée de fines épines dont les piqûres sont très douloureuses. D'où ce surnom donné à une méchante femme.
René Euloge
Peinture
Emile Vernet-Lecomte (1870)
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Le plus grand obstacle à la vie est l'attente, qui espère demain et néglige aujourd'hui
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[Sénèque]
12 octobre 2008
Homme de couleur
Homme de couleur!
Quand je suis né j'étais noir
Quand j'ai grandi j'étais noir
Quand j'ai peur je suis noir
Quand je vais au soleil je suis noir
Quand je suis malade je suis noir
Tandis que toi homme blanc,
Quand tu es né tu étais rose
Quand tu as grandi tu étais blanc
Quand tu es au soleil tu es rouge
Quand tu as froid tu es bleu
Quand tu as peur tu es vert
Quand tu es malade tu es jaune
Et après ça tu oses m'appeler homme de couleur!
Photo: Jean-Louis Vandevivère
06 septembre 2008
Ambiance ramadan
Juste l'ambiance... ![]()
L'harira, soupe traditionnelle marocaine, quelques dattes, des chebakias (gâteaux au miel et graines de sésames), des crèpes, du pain frais et le tour est joué pour un repas chaleureux et convivial!
28 mai 2008
Histoire d'un galet...
Le galet
Rien n'a tellement d'importance dans la vie,
disent les sages, les malchanceux, les résignés.
D'autres assurent qu'il faut faire autant de cas
Des plus infimes comme des plus grands évènements.
Et cette histoire, mon voisin, - que Dieu t'inspire! -
Tu l'agréeras comme tu l'entendras...
******
Il était un galet plat et poli, au bord du torrent.
Il était une jeune mariée qui vint se laver les pieds.
Elle aperçut le joli galet, s'en frotta les talons
Et l'emporta pour l'utiliser chaque jour.
Elle eut soin de le graver d'un signe.
Elle le posa sur sa fenêtre. Une poule le fit tomber.
Le beau-père s'en saisit pour chasser un chien.
Pour jouer, le chien le prit dans sa gueule.
Un marchand l'employa pour peser de la laine.
Un berger le ramassa pour abattre des noix.
En retombant, le galet s'en fut frapper un enfant.
Le père de l'enfant emmena le berger chez le caïd,
Sans oublier le galet. Le caïd de mauvaise humeur,
Infligea un mois de geôle au plaignant abasourdi.
En souvenir de cette injustice, celui-ci conserva le galet,
Et, enfin libéré, le lança contre des corneilles
Qu'il trouva pillant son champ de maïs.
Le galet vient rouler aux pieds d'une gardeuse de vaches
Qui s'écria: " La jolie ' tmammat' *, bien en main!"
Or, la vieille était la belle-mère de la jeune mariée
Qui fut bien surprise de reconnaître son froittoir *.
Elle eût été bien plus étonnée encore
Si elle avait su comment il lui était revenu!
... Les choses les plus extraordinaires ne doivent nous étonner
Car dans ce bas-monde tout est dans la volonté de Dieu *
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"Les chants de la Tassaout"
Pour en savoir un peu plus sur Mririda, un petit clic sur son nom.
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* La " tmammat" est la pierre avec laquelle la femme enfonce les deux coins de bois qui serrent plus ou moins la meule gisante du moulin à mains, afin d'obtenir une mouture fine ou grossière.
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* Les femmes berbères se lavent soigneusement les jambes en se servant d'une pierre polie pour enlever la "crasse des pieds" ("ifourchane")
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* Pas un jour sans qu'un berbère n'ait l'occasion de prononcer cette expression "Kra igat tag-haoussa slâmer n-Rbbi"".
01 juillet 2007
La France des couleurs
Le dernier album d'Idir "La France des couleurs" est un petit bijou! Riche en couleur!
Divers artistes ont participé à cet album (parmi les invités: Disiz la Peste, Tryo, Akhenaton, Sinik, Nâdiya...).
Dans une des chansons, "Lettre à ma fille" Idir, prend la parole pour évoquer la question du voile islamique. Grand Corps malade, la révélation du slam, a écrit ce texte audacieux et pudique déclamé par la voix caressante, pleine, hésitante, d'Idir. C'est un père qui parle, mais c'est aussi le père de la chanson tolérante qui s'engage. Plus loin, Idir embrasse d'autres thèmes à débat (les sans-papiers, les «indigènes») et fait retentir avec une force et une justesse vertigineuses les cris de la France des ruptures, ses cicatrices, ses blessures.
Un album à consommer sans modération!
Audio: Idir Lettre à ma fille
envoyé par tigwenn
Lettre à ma fille
[Idir/Grand corps malade]
Comme tous les matins, tu es passée devant ce miroir,
Ajuster ce voile sur tes cheveux, qui devra tenir jusqu’à ce soir
Tu m’as dit au revoir d’un regard, avant de quitter la maison
Le bus t’emmène à la fac, où tu te construis un horizon.
*
Je suis resté immobile, j’ai pensé très fort à toi
Réalisant la joie immense de te voir vivre sous mon toit
C’est vrai, je ne te l’ai jamais dit -ni trop fort, ni tout bas
Mais tu sais ma fille chez nous, il y a des choses qu’on ne dit pas.
*
Je t’ai élevée de mon mieux, et j’ai toujours fait attention
À perpétuer les règles, à respecter la tradition
Comme l’ont fait mes parents (crois moi sans riposter)
Comme le font tous ces hommes que je croise à la mosquée.
*
Je t’ai élevée de mon mieux comme le font tous les nôtres
Mais étais-ce pour ton bien ? Ou pour faire comme les autres ?
Tous ces doutes qui apparaissent et cette question affreuse :
C’est moi qui t’ai élevée, mais es tu seulement «heureuse» ?
*
Je sais que je suis sévère, et nombreux sont les interdits :
Tu rentres tout de suite après l’école et ne sort jamais le samedi
Mais plus ça va et moins j’arrive à effacer cette pensée :
« Tu songes à quoi dans ta chambre, quand tes amis vont danser ? »
*
Tout le monde est fier de toi, tu as toujours été une bonne élève
Mais a-t-on vu assez souvent un vrai sourire sur tes lèvres ?
Tout ça je me le demande, mais jamais en face de toi
Tu sais ma fille chez nous, il y a des choses qu’on ne dit pas…
*
Et si on décidait que tous les bien-pensants se taisent ?
Si pour un temps on oubliait ces convenances qui nous pèsent ?
Si pour une fois tu avais le droit de faire ce que tu veux,
Si pour une fois tu allais danser en lâchant tes cheveux…
*
J’veux qu’tu cries, et que tu chantes à la face du monde !
Je veux qu’tu laisses s’épanouir tous ces plaisirs qui t’inondent
J’veux qu’tu sortes, j’veux qu’tu ries, j’veux qu’tu parles l’amour
J’veux qu’tu aies le droit d’avoir 20 ans,
Au moins pour quelques jours…
*
Il m’a fallu du courage pour te livrer mes sentiments,
Mais si j’écris cette lettre, c’est pour que tu saches, simplement,
Que je t’aime comme un fou, même si tu ne le vois pas,
Tu sais ma fille chez nous, il y a des choses qu’on ne dit pas.
20 décembre 2006
Rien que pour vous....
La fin d'année approche et je vous ai concocté un petit diaporama pour vous remercier de vos passages dans mon humble demeure!
Cliquez sur Voeux_2007
Et je vous offre comme cadeau l'intégralité de la chanson du diaporama "A vava inouva", chanson interprétée par IDIR, chanteur kabyle que j'aime particulièrement! J'ai eu l'occasion de le voir en concert en Bretagne dans les années 80, moment inoubliable et révélateur pour moi!
Idir - A vava Inouva
envoyé par nado coeur
Le chanteur algérien Idir ( Idir, qui veut dire "il vivra" en kabyle) lutte pour la reconnaissance du berbère dans son pays, aux côtés de l’arabe et du français. Pour être «un Algérien à part entière et non plus entièrement à part».
«Txilek elli yi n taburt a vava invba / ccencen tizebgatin im a yelli ghriba» («Je t’en prie, père Inouba, ouvre-moi la porte/ O fille Ghriba, fais tinter tes bracelets»). Ce refrain de la chanson kabyle «A Vava Inouva» a fait le tour du monde, au début des années 70. Mais seuls les quelque 12 millions de Berbères dispersés dans l’Afrique septentrionale et saharienne ont pu comprendre le sens de ces paroles.
Jasmina Sopova, journaliste au Courrier de l’UNESCO.
La meilleure manière d’appartenir à un peuple, c’est d’écrire dans sa langue
Heinrich Böll (écrivain allemand, 1917-1985)
Voici la traduction de la chanson
Je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
Ô fille Ghriba fais tinter tes bracelets
Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
Ô fille Ghriba je le crains aussi.
Le vieux enroulé dans son burnous
A l'écart se chauffe
Son fils soucieux de gagne pain
Passe en revue les jours du lendemain
La bru derrière le métier à tisser
Sans cesse remonte les tendeurs
Les enfants autour de la vieille
S'instruisent des choses d'antan
Je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
Ô fille Ghriba fais tinter tes bracelets
Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
Ô fille Ghriba je le crains aussi
La neige s'est entassée contre la porte
L'"ihlulen" bout dans la marmite
La tajmaât rêve déjà au printemps
La lune et les étoiles demeurent claustrées
La bûche de chêne remplace les claies
La famille rassemblée
Prête l'oreille au conte
Je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
Ô fille Ghriba fais tinter tes bracelets
Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
Ô fille Ghriba je le crains aussi





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