Ifrikia mia fel mia

Ne juge pas le grain de poivre à sa petitesse ; goûte-le et tu verras comme il pique.

10 août 2007

Tigwenn en Shéhérazade

Vu par Dourvac'h!

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Merci cher Dourvac'h! Tu es la 2ème personne qui s'essaye à mon portrait et je reconnais que ce n'est pas une mince affaire  ClinOeil  ! La 1er fois, j'ai eu droit qu'à une esquisse, je n'ai pas eu la chance de voir mon portrait terminé! Probablement manque de motivation et/ou d'envie de cette personne!

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Connaissez-vous l'histoire de Shéhérazade?

Shéhérazade (en perse شهرزاد (Shahrzad ou fille de la ville) est un personnage de fiction et conteur du livre des Mille et Une Nuits. Le noyau de ces histoires est formé par un ancien livre perse nommé Hezar-afsana (soit Le Millier de mythes, en perse هزارافسانه).

Le roi de Perse, Shâhriyar, est trompé par sa femme. Depuis, il épouse chaque jour une vierge qu'il tue au matin de la nuit de noces. Shéhérazade, fille du grand vizir, se porte alors volontaire pour faire cesser le massacre, et met au point un stratagème.

Après son mariage, le soir venu, elle raconte une histoire au sultan, sans la terminer. Son époux veut alors tellement connaître la suite qu'il lui laisse la vie sauve pour une journée de plus. Ce stratagème dure pendant mille et une nuits au bout desquelles le sultan abandonne sa résolution et décide de garder Shéhérazade auprès de lui.

Source: Wikipédia

Si je suis Shéhérazade, il me reste pas mal de nuits, mais je n'ai pas envie de les passer à raconter des histoires smiley_smile !

Et n'oubliez pas de visiter le site féé et enchanteur de mon ami  Dourva'ch!

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A la demande de Violette qui souhaite voir le visage de plus près!

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Posté par Tigwenn à 08:20 - Contes et légendes - Commentaires [10] - Permalien [#]

02 mars 2007

La légende d'Azénor

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Le château de Brest, construit sur une assise gallo-romaine, fut maintes fois renforcé au cours de l'Histoire, avant d'être achevé par Vauban.
Cette magnifique forteresse témoigne entre autres de la puisssance des comtes de Léon jusqu'au milieu du XIVe siècle. Outre le donjon qui domine la Penfeld, de nombreuses tours et bastions érigés du XIIIe au XVIIe siècle composent les impressionnantes défenses de l'ouvrage. Relique du premier château féodal, la tour Azénor (XIIIe) rappelle la tragique histoire de la fille du comte Even. On dit en effet que c'est ici que la jeune femme aurait été injustement emprisonnée.

Les faits se déroulèrent en 537. Epouse du comte Chunaire de Goëlo depuis à peine quelques mois, la jeune Azénor subissait continuellement les critiques acerbes de sa marâtre, la seconde femme de son père. Cette dernière ne manquait jamais une occasion de la calomnier et de porter le discrédit sur la nouvelle mariée. Elle fit tant et si bien qu'elle réussit à convaincre le comte de l'adultère de sa femme.

Fou de jalousie et se croyant déshonoré, il la fit ramener chez son père et emprisonner dans la tour qui porte son nom. Même de là, les gens, émus, l'entendaient prier pour ses propres bourreaux. Selon la sentence prévue, elle devait être brûlée vive pour avoir pêché. Mais, le jour en question, le feu ne voulut pas prendre. Elle fut alors placée dans un tonneau qui fut jeté à la mer. On dit alors qu'un ange l'accompagna, la protégeant contre vents et marées.

Elle accosta quelques mois plus tard sur la terre d'Irlande, ayant mis au monde un beau garçon qu'elle appela Budoc. Sa belle-mère, à l'approche de la mort, finit par avouer sa forfaiture. Le comte s'en alla alors par monts et par vaux, recherchant de pays en pays celle qu'il avait injustement condamnée. Débarquant en Irlande, il remarqua un jeune enfant, le vivant portrait d'Azénor. Ce dernier le mena alors à sa mère, devenue lavandière. Puis ils rentrèrent tous trois en Bretagne.

Posté par Tigwenn à 15:23 - Contes et légendes - Commentaires [8] - Permalien [#]

12 novembre 2006

Contes et légendes de Bretagne

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La légende de l'Ankou

Les anciens Celtes ne craignent pas la mort puisque, pour eux, elle représente le commencement d'une vie meilleure. Les Bretons christianisés conçoivent la mort de la même façon, comme une chose simple, naturelle. Mais de l'Ankou, ils ont peur...

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Les  nombreux ossuaires, édifices, où s'entassent les ossements des défunts, témoignent de la familiarité des Bretons par rapport à la mort : les paroissiens méditent naturellement devant les crânes. Par ailleurs, les âmes trépassées "an Anaon" ne sont jamais loin.

Autrefois, lors des moments importants tels Noël ou surtout la Toussaint, il était courant de laisser à leur intention dans la maison, un bon feu, quelques crêpes. Cependant, la crainte des Bretons apparaît à l'évocation de l'Ankou, en breton "Anken", signifie chagrin, "Ankoun" oubli.

Maître de l'au-delà, l'Ankou est omnipotent. Il est dépeint comme un squelette, parfois drapé d'un linceul, tenant une faux emmanchée à l'envers. Des représentations anciennes le montrent armé d'une flèche ou d'une lance.

Mise en garde contre l'oubli

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L'Ankou circule la nuit, debout sur un chariot dont les essieux grincent. Ce funèbre convoi est le "karrig an Ankou", char de l'Ankou (ou "Karriguel an Ankou" littéralement brouette de l'Ankou), remplacé par le "Bag nez", bateau de nuit dans les régions du littoral. Entendre grincer les roues du "Karrig an Ankou" ou croiser en chemin le sinistre attelage sont des signes annonciateurs de la mort d'un proche.

L'odeur de bougie, le chant du coq la nuit, les bruits de clochettes sont également interprétés comme des signes annonciateurs de mort. L'implacable Ankou nous met en garde contre l'oubli de notre fin dernière. Ces sentences sont gravées sur les murs d'ossuaires ou églises : « Je vous tue tous" (Brasparts et La Roche-Maurice), "Souviens-toi homme que tu es poussière" (La Roche-Maurice) ou encore, inscrit en breton, "La mort, le jugement, l'enfer froid : quand l'homme y pense, il doit trembler" (La Martyre).

http://www.bretagne.com/fr/patrimoine/contes_et_legendes

Terminons cette note par un peu de musique! Car rien de vaut la musique!


La Bretagne à Bercy
envoyé par tigwenn

Posté par Tigwenn à 07:46 - Contes et légendes - Commentaires [9] - Permalien [#]
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