15 février 2008
Mémoire de la shoah
Notre monarque a encore imposé sa griffe!
Je reprends l'article du Nouvel Observateur ce matin ainsi que les divers réactions des quotidiens!
Enseignement de la Shoah en CM2: La presse française s'interroge!
(Personnellement, je suis contre et je partage l'avis de bon nombre de personnes, notamment celui d'imposer à des enfants de 10 ans la mémoire d'un autre enfant victime de la Shoah!)
Après l'annonce de la décision de Nicolas Sarkozy d'associer chaque élève de CM2 à la mémoire de la Shoah, la presse française a vivement réagi, de façon pour le moins circonspecte, y voyant au mieux "une intention louable" et au pire "une proposition effarante".
Dans Libération, Annette Lévy-Willard estime qu'"un président de la République, même démocratiquement élu, n'a pas vraiment légitimité à faire des cours d'histoire télécommandés". Faisant un parallèle avec "la malencontreuse expérience de la lecture obligée de la lettre de Guy Môquet", elle observe que "sans en débattre avec les historiens, les enseignants et surtout la communauté juive, (Nicolas Sarkozy) décide d'imposer maintenant, et à des enfants de 10 ans, ce principe contesté et simpliste d''électrochoc émotionnel'".
"Tyrannie de la pénitence"
Pas tellement d'adhésion non plus chez Pascal Bruckner, dans Le Figaro. "Cela n'ajoute rien, hormis du pathos", critique le philosophe. "Les jeunes sont gavés de Shoah depuis des années et cela n'a pas empêché la montée de l'antisémitisme dans les banlieues".
Présenter les Juifs comme des victimes fait courir le risque d'une "surenchère, d'exhibition des souffrances" chez "ceux qui les jalousent, dans l'espoir de les détrôner".
Il dénonce au passage une "tyrannie de la pénitence", et la confusion entre "mémoire et histoire" : "Ce qui s'enseigne à l'école, c'est l'histoire (…) Le devoir de mémoire défini par Primo Lévi est l'obligation faite aux survivants de raconter. Pas de commémorer."
"Les recettes de la téléréalité"
L'Humanité, sous la plume de Maurice Ulrich, s'indigne de cette proposition "proprement effarante": "On n'invite pas impunément des milliers d'enfants à vivre avec des fantômes (...) C'est faire entrer dans l'âme la culpabilité et la mort".
Cette proposition, qui "apparaît pour l'instant assez mal ficelée" selon Francis Lachat dans Le Courrier picard, est "une répétition de la lettre de Guy Môquet, alors qu'éduquer ne saurait être affaire d'émotion, comme l'ont rappelé enseignants et psychologues", note Jean-Marcel Bouguereau dans La République des Pyrénées.
Même son de cloche au Progrès, où Francis Brochet explique que c'est "comme si l'on plaquait sur la Shoah les recettes de la téléréalité, où l'on surjoue chaque sentiment, dans l'excès et l'exhibition, de peur d'ennuyer". "Attention: il est des sujets trop sensibles pour qu'on en fasse trop", met-il en garde.
"C'est en aidant la jeunesse à maîtriser ses sentiments et en enrichissant sa connaissance de l'histoire, et de l'actualité, que l'on participe à la construction de la citoyenneté. Pas en faisant parrainer à ces gosses un enfant mort", écrit Daniel Ruiz dans La Montagne.
"Surcharge affective"
Michel Vagner (L'Est républicain) est moins acerbe: "Même si l'intention du président (...) est louable, les instituteurs n'avaient pas besoin de ce rappel, ni de ce diktat que rien ne vient expliquer. Ils savent comment aborder le génocide, en classe, collectivement, sans y mettre de surcharge affective."
Bernard Revel, de L'Indépendant du Midi, est plus compréhensif: "Mettre des noms à la place de chiffres abstraits aide à mieux comprendre". Avant de préciser aussitôt que "la démarche doit être soutenue par tout un ensemble pédagogique".
L'éditorialiste de la République du Centre, Jacques Camus, est le plus critique: "Nicolas Sarkozy devient inquiétant". Son initiative "semble relever de ces soudaines lubies élyséennes plus spectaculaires que réellement réfléchies", observe-t-il.
Plus modéré, Patrice Chabanet (Le Journal de la Haute-Marne) juge que "l'idée de Nicolas Sarkozy sur le devoir de mémoire n'est pas critiquable sur le fond mais reste discutable sur la forme". "On peut légitimement se demander si des enfants de 10-11 ans ont les outils de la connaissance nécessaires pour prendre la mesure du génocide", s'interroge-t-il.
30 janvier 2008
Insolite
Une jeune Iranienne interpellée pour avoir assisté à un match de football
29 janvier 13:05 - TEHERAN (AFP) - Une Iranienne de 16 ans a été interpellée pour avoir assisté à un match de football à Abadan (sud), ce qui est interdit en Iran, a rapporté mardi le quotidien Etemad.
La jeune fille s'était déguisée en garçon pour assister à un match entre deux équipes locales, mais sa voix aiguë a mis la puce à l'oreille des spectateurs qui ont alerté les policiers présents dans le stade. La jeune fille et son ami ont été immédiatement interpellés.
Les policiers qui ne savaient pas quoi faire avec la contrevenante ont contacté leur commandant, qui leur a ordonné de la remettre à sa famille.
En l'absence du père, l'oncle de la jeune fille, venu la chercher, a réagi par un grand fou rire, affirme le quotidien.
Les Iraniennes sont bannies des stades depuis la révolution islamique de 1979.
En avril 2006, le président ultraconservateur iranien, Mahmoud Ahmadinejad, avait autorisé les femmes à s'y rendre, mais il avait dû revenir sur sa décision devant les protestations des religieux.
Malgré l'interdiction, des jeunes filles se déguisent régulièrement en garçon pour s'introduire dans les stades.
Ce phénomène a été illustré dans le film Offside (hors-jeu), interdit de diffusion en Iran, du cinéaste iranien Jafar Panahi. Il y raconte l'histoire d'un groupe de jeunes filles, déguisées en supporteurs masculins, qui tentent en vain d'assister à un match de l'équipe nationale de football, qualificatif pour la Coupe du monde 2006 en Allemagne.
En 1997, environ 5.000 femmes avaient forcé l'entrée du stade Azadi de Téhéran pour fêter la sélection iranienne de football après sa qualification pour le Mondial-98 en France.
© 2008 AFP

Khalil Mazraawi (AFP/Archives - Des femmes iraniennes soutiennent leur équipe, le 6 octobre 2006 à Amman)
07 décembre 2007
Chasse à l'homo au Maroc...
Le Maghreb, le monde arabe et l'islam en général sont foncièrement homophobes. Ignorance ou simple absence de dialogue? Il s'agit d'un homophobie radicale, difficile à réduire et dont le caractère irraisonné semble assumé, par cette société toute entière, comme une intrinsèque. Les textes, les attitudes et les représentations, tout concourt à donner de l'homosexualité une image négative, sale et impure. A fortiori, antireligieuse. On peut d'ailleurs se poser autrement la question: Pourquoi le Maghreb, le monde arabe et l'islam sont-ils à ce point homophobes et pour dire intolérants, lorsque la réalité nous a laissé de belles amours antiques et que la figure d'un Alcibiade s'auréolaient par le passé de l'intérêt que certaient princes lui portaient?
L'homosexualité est condamnée par les textes sacrés, le coran et les hadiths, ainsi que par la tradition (Sunna). Au quotidien, l'homosexualité est déniée par les musulmans. Aussi, l'imprécation du clergé musulman à l'endroit de ce détournement charnel pourrait s'exprimer ainsi: " Honni soit celui qui de son corps fait un commerce illégal ou l'utilise à des fins impures. Il déplaît à Allah et à ses saints."
Extrait du Dictionnaire amoureux de l'islam de MALEK CHEBEL
Edition Plon
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Polémique à Ksar El Kebir autour d'un prétendu mariage gay
Quand les médias spéculent, appellent à la haine et à la discrimination, que les autorités de tutelle sont sous pression, que la société civile est prise en otage,…Et que le Maroc tangue !
Tout a débuté en début de semaine lors de la parution en cascade d’articles de presse et de photographies dans des titres de presse essentiellement arabophone. Ainsi, lors d’une soirée privée, un photographe s’est invité à des festivités à Ksar El Kebir, près de Tanger, et il a endossé la tunique de paparazzi pour «mitrailler» de photos les personnes présentes sur les lieux. Jusque là rien de grave, même si l’on peut regretté l’attitude «parasite» et malsaine de ce photographe.
Et c’est justement cet individu qui allait mettre le feu aux poudres. En effet, il ne trouvait rien de mieux que de fabriquer un «scoop» avec comme matière première, de la chair humaine voire de la chair à canon. Comment ? Alors qu’un homme, vêtu d’une tenue de marié, se déhanchait sur une piste de danse improvisée, célébrant selon le «reporter de caniveau» son union avec un homme. Une version démentie par «l’accusé» et par les personnes interpellées par les services de police qui sont intervenus au lendemain du déchaînement de la presse.
Vrai ou faux mariage «gay» ? «Peu importe la véracité de cette affaire. Ce qui est le plus inquiétant, c’est l’acharnement et le pointage du doigt dont a été victime une minorité qui a le droit, selon les normes internationales, de pratiquer sa sexualité comme elle l’entend. Il a fallu que cette attaque violente ait eu pour conséquence directe de mettre en péril la vie des personnes ayant assisté aux festivités. Si je soutiens les manifestations pacifiques pour défendre certaines valeurs culturelles, mais quant cela vire à l’appel au meurtre, c’est contraire au Droit international», indique Saïd Essoulami, directeur du Centre CMF MENA, spécialisé dans la promotion de la liberté d’expression dans le monde arabe.
Alerté, assoiffé, nourri par les certitudes et les «vérités» exprimés par les plumes de «faiseurs d’opinions», près d’une centaine d’individus se sont rendus au domicile de «l’homme à abattre» pour lui faire la peau. On se croirait au Moyen Age ! Et encore, déjà à cette époque, on respectait certaines règles de vies en société. Des appels à la mort étaient scandés par des «bêtes» enragées. Il aura fallu tout le concours de la police pour calmer les esprits. Aujourd’hui, un semblant de calme est revenu dans la commune de Ksar El Kebir, mais la situation demeure fragile et l’avenir incertain.
Comment qualifier l’attitude et le comportement de médias et de journalistes irresponsables en quête de sensationnel sur le dos de la misère sociale et surtout intellectuelle. La légitimité et la reconnaissance ne sont accordées qu’aux grands hommes. Pas aux pseudo hommes de culture et de savoir. Et encore moins aux «criminels» des temps modernes. Comme si le Maroc, et plus particulièrement les marocains, avaient besoin d’une dose supplémentaire d’intoxication. Doit-on rappeler que l’environnement est suffisamment…pollué ?
Rachid Hallaouy
Copyright Yabiladi.com
A lire aussi: Telquel
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Cette image illustre le Shah Abbas en compagnie d'un page lui servant du vin dans une coupe. une inscription accompagne cette enluminure : “Que la vie te donne tout ce que tu désires de trois lèvres : celles de ton amant, celles de la rivière et celles de la coupe”.
L'homosexualité n'est pas une importation de l'occident !
« L'homme est un continent, la femme est la mer. Moi j'aime mieux la terre ferme » : Abou Nawas, grand poète arabe, ne cachait pas son attirance pour les garçons...dans la Perse du Xème siècle.
“Pour l'amour d'un chrétien”
De bon matin, un faon gracieux me sert à boire.
Sa voix est douce, propre à combler tous les vœux.
Ses accroches cœurs sur ses tempes se cabrent.
Toutes les séductions me guettent dans ses yeux.
C'est un Persan chrétien, moulé dans sa tunique,
qui laisse à découvert son cou plein de fraîcheur.
Il est si élégant, d'une beauté unique,
qu'on changerait de foi - sinon de Créateur -pour ses beaux yeux.
Si je ne craignais pas, seigneur, d'être persécuté par un clerc tyranique,
je me convertirais, en tout bien et tout honneur.
Mais je sais bien qu'il n'est qu'un islam véridique....
Extraits de Abou NAWAS ( D.An 815) D'après son œuvre « Le vin, le vent, la vie »
22 novembre 2007
Nicolas Sarkozy anti musulman?
Le Nouvelobs.com le 19/11/2007
Le président Nicolas Sarkozy aurait dénoncé, lors de discussions avec ses partenaires européens, le "trop grand nombre de musulmans présents en Europe", rapporte le journaliste Jean Quatremer dans Libération, lundi 19 novembre.
"Nicolas Sarkozy, recevant le Premier ministre irlandais, Bertie Ahern, le 21 septembre, puis le Premier ministre suédois, Frederik Reinfeldt, le 3 octobre, se serait livré à une véritable diatribe antimusulmane devant ses invités", écrit Jean Quatremer, reprenant des informations publiées la semaine dernière sur son blog.
"Choc de civilisation"
Selon les sources de Jean Quatremer, "le chef de l'Etat s'est lancé dans un discours confus d'une vingtaine de minutes, dans un langage très dur, très familier, choquant pour tout dire, contre le trop grand nombre de musulmans présents en Europe et leurs difficultés d'intégration".
Le président de la République a aussi décrit de façon apocalyptique le choc de civilisation qui oppose les musulmans à l'Occident. Le tout, manifestement, pour justifier son opposition à l'adhésion de la Turquie à l'Union. Mais ses interlocuteurs en ont, en tout cas, retiré la désagréable impression que Sarkozy, non seulement avait un sérieux problème avec les musulmans, mais avait du mal à maitriser ses nerfs, poursuit le journaliste.
Jean Quatremer précise qu'il s'agit là du point de vue des deux délégations. Il rappelle que Nicolas Sarkozy, qui a un langage en privé mais aussi en public souvent brutal, s'est déjà illustré en parlant de 'l'homme africain' qui refuserait l'idée de progrès.
23 octobre 2007
Ces Suisses qui n'aiment pas les moutons noirs
11/10/2007-12h00 - Michel Colomès - © Le Point.fr
La France n'a évidemment pas le monopole des polémiques autour des problèmes liés à l'immigration. Et Fadela Amara, la secrétaire d'État à la politique de la ville qui trouve "dégueulasse" l'instrumentalisation de l'immigration à propos du débat sur l'ADN, aurait, à n'en pas douter, des jugements plus crus et assurément plus sévères si apparaissait en France une campagne d'affiches semblable à celle qui couvre en ce moment les murs de la paisible Suisse.
Il s'agit d'un poster montrant des moutons paissant dans un pré symboliquement identifié par la croix et les couleurs du drapeau helvétique. Ce qui est moins anodin dans ce tableau champêtre et idyllique, c'est que l'un des moutons, tous blancs sur l'affiche à l'exception d'un seul, expulse d'une vigoureuse ruade, hors du pré, cet autre mouton qui se trouve... être noir. Le tout accompagné du slogan "Pour plus de sécurité" et signé du sigle SVP, pour Parti suisse du peuple, le parti de droite du milliardaire Christian Blocher, de style clairement populiste.

Aux dernières nouvelles,
L'Union démocratique du Centre est le grand gagnant de ces élections fédérales. Le Parti populiste et nationaliste obtient 29% des voix et décroche 62 sièges (+7). Il est le premier parti en termes de suffrages, mais aussi des sièges. L'UDC renforce ainsi sa position de première force politique en Suisse. Les populistes gagnent du terrain en Suisse alémanique mais aussi ils progressent aussi en Suisse romande, ce qui est nouveau.
La victoire de l'UDC est la preuve que la campagne axée sur le très médiatique Christoph Blocher a largement porté ses fruits. Parallèlement, la propagande électorale de l'UDC qui a été jugée comme xénophobe et europhobe a séduit une partie de l'électorat suisse.
Source RTBF
20 septembre 2007
Bataille royale contre le kif dans le Rif marocain
Le Maroc est devenu le premier producteur au monde de cannabis selon une enquête de l'ONU! Une place de leader que ne semble pas apprécier les autorités! Alors des opérations de fauchage sont organisées mais rien n'est proposé pour sortir les paysans de leur misère!
Les opérations de fauchage des champs de cannabis laissent les paysans du nord du Maroc sur le carreau.
Par François Musseau: jeudi 20 septembre 2007
Aux abords d’une petite route du Rif, entre Ksar el-Kebir et Ouazzane, Ahmed (appelons-le ainsi) ne décolère pas. Après s’être maintes fois assuré qu’il ne serait pas identifié, ce petit cultivateur de cannabis déverse son fiel : «Que veulent-ils exactement, qu’on meure de faim ? Comment je vais nourrir mes cinq enfants maintenant ? Je croule sous les dettes et je n’ai plus un dirham en poche !» Par deux fois en trois ans, son champ de kif (cannabis) a été entièrement arraché par une opération commando supervisée par la gendarmerie royale équipée de tracteurs. Dans le voisinage, bien d’autres fellahs (paysans) ont vu leurs plantations arrachées ou réduites à néant par des produits chimiques lancés par avion, ou à la machette si le terrain est accidenté. Comme 95 % des cultivateurs de la région, Ahmed n’est pas propriétaire de sa terre et dit payer un prix exorbitant pour la cultiver. «Je ne sais si je pourrai rembourser un jour cette dette…»
Traumatisme. Officiellement, la région de Larache, à une centaine de kilomètres au sud de Tanger, est une «province sans cannabis» . Depuis mai 2005, sous la houlette du très volontariste gouverneur El Aïnaïne ben Khalihema, des campagnes d’éradication de cultures de kif ont été menées manu militari. En particulier autour de Ksar el-Kebir, où plus de 3 500 hectares auraient été «nettoyés» par les forces de l’ordre. Depuis, alors que les mêmes efforts se dirigent cette année vers Taounate, plus à l’est, la province de Larache est présentée comme le modèle à suivre dans tout le Rif, ce nord marocain qui produit 80 % du haschich consommé en Europe. Selon des chiffres publiés en mars par l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), le Maroc a pu réduire, entre 2004 et 2005, les surfaces cultivées de 120 500 à 72 500 hectares, soit une baisse de 40 %. La production de cannabis aurait chuté de 98 000 à 53 300 tonnes en deux ans. Stimulé par des fonds européens, Rabat s’est fixé pour objectif d’en finir avec ces cultures d’ici 2018. Une ambition que la plupart des Marocains du Rif voient comme un vœu pieux, convaincus que la culture du kif, implantée depuis des siècles, a de beaux jours devant elle.
Autour de Ksar el-Kebir, le traumatisme des campagnes d’arrachage est palpable. Des dizaines de fellahs ont écopé de deux à cinq ans de prison et d’amendes allant jusqu’à 100 000 dirhams (environ 9 000 euros). Beaucoup sont partis grossir les banlieues déjà surpeuplées de Tétouan, Fès ou Tanger. D’innombrables saisonniers venus de tout le pays, employés pour la transformation du kif en haschich, se retrouvent maintenant désœuvrés. Cependant, nombre d’entre eux font de la résistance. Ceux, comme Ahmed, qui ont replanté au même endroit ou un peu plus loin. D’après le magazine Tel Quel, un millier d’hectares de forêts ont été brûlés par des cultivateurs infortunés, par rage ou souci de vengeance, mais surtout pour semer de nouvelles plantations de cannabis dans des zones plus éloignées, escarpées et donc difficiles d’accès pour les forces de l’ordre.
Sur le carreau. Même si les autorités assurent que l’arrachage a été précédé de campagne de sensibilisation, l’opération «cannabis-zéro» a été vécue comme une agression. «Cela a été fait en dépit du bon sens, brutalement et avec une approche militaire, dénonce le journaliste Hakim Yamani. Avant de se lancer dans une opération aussi ambitieuse, encore faut-il établir un calendrier, convaincre les gens du bien-fondé de l’initiative et, surtout, offrir des alternatives.»A Ksar el-Kebir, dans son bureau de l’Istiqlal (un des grands partis du pays, nationaliste), le leader local Abdelilah el-Bhiri se montre du même avis. En deux ans, la région s’est paupérisée, un hectare de kif rapportant 50 000 dirhams l’an (4 500 euros) ; certains fellahs ruinés ont pu trouver un emploi au port de Larache, dans la ville touristique de Lixus ou dans la construction de routes. Mais la plupart restent sur le carreau ou s’entêtent. «Près des routes, le cannabis a disparu, mais pas mal de cultures subsistent dans les collines. L’éradication totale n’est pas une bonne solution, car ici cette culture est le seul moyen de subsistance», confie El-Bhiri. C’est la question clé : quelle solution de substitution ? Les autorités ont proposé des alternatives : arbres fruitiers, céréales, élevage, ruches, tourisme rural… Mais ces options rapportent bien moins que le cannabis (dix fois moins dans le cas du blé) et elles sont coûteuses, lentes ou difficiles à mettre en place. «C’est une initiative qui peut fonctionner, mais elle est de longue haleine, poursuit El-Bhiri. Beaucoup ne partagent pas cet optimisme.
Les rares cultivateurs acceptant de parler sont persuadés que la culture du kif, forte source de richesse depuis le boom du milieu des années 90, «peut certes reculer, mais ne peut disparaître» . Une campagne similaire menée en 1993, sous Hassan II, n’avait duré qu’un temps. Au sein même des forces de l’ordre, en coulisses bien sûr, certains se montrent très réservés. «La production a baissé, c’est vrai, beaucoup de paysans en pâtissent, mais les trafiquants se portent plutôt bien, malgré l’arrestation de quelques gros bonnets», confie un agent antidrogue évoquant «une restructuration du business entre les caïds avec une chaîne des corruptions très bien huilée qui va du village jusqu’aux côtes espagnoles».
Emeutes. Au-delà de Ksar el-Kébir, les régions de Chefchaouen et de Ketama (où 62 % du kif est produit) demeurent un sanctuaire inviolable. Les cultures de cannabis sont visibles partout. Ici, on assure que toute campagne d’arrachage provoquerait des émeutes… et la fureur des leaders politiques locaux. Un commerçant de Chefchaouen confie : «Dans la région, aucun candidat ne peut être élu s’il ne promet pas le maintien du kif.»
27 août 2007
Mort de Driss Basri, l'ex-homme fort du Maroc
Petite info au passage

L'ancien ministre de l'Intérieur de Hassan II est décédé ce lundi à Paris, dans l'impunité. Vingt durant, il a incarné les violations des droits de l'homme du régime. Il s'était exilé en France après l'arrivée de Mohammed VI.
Exécuteur des basses œuvres pour ses contempteurs, serviteur zélé pour ses partisans, Driss Basri, qui fut durant vingt ans l’implacable ministre de l’Intérieur du roi Hassan II, est mort lundi à 69 ans d’un cancer à Paris où il s’était exilé après sa disgrâce en 1999. «Il est mort ce matin à l’hôpital», a affirmé un de ses proches.
Au Maroc, la nouvelle a été annoncée brièvement par l’agence MAP, qui a présenté sa biographie sans aucun commentaire. Mais pour les défenseurs des droits de l’homme, dont certains furent d’anciens détenus politiques, la nouvelle a un goût amer. «Cet homme est parti comme beaucoup d’autres responsables des graves atteintes aux droits de l’homme après avoir vécu dans l’impunité», a assuré Abdelillah ben Abdeslam. Pour le vice-président de l’Association marocaine des droits humains, «avec lui vont être enterrés un certains nombre de vérités concernant ces violations».
Ce fils de gardien de prison de Settat, au sud de Casablanca, avait choisi la police pour son ascension sociale. Il a commencé sa carrière comme commissaire principal à Rabat puis est devenu en 1973 directeur de la direction générale de la surveillance du territoire (DST) avant d’être nommé secrétaire d’Etat à l’Intérieur en 1974.
Cinq ans plus tard, il devient ministre de l’Intérieur et restera inamovible jusqu’à la mort de Hassan II en 1999. Après avoir été trahi par le général Oufkir, puis par Ahmed Dlimi, le roi Hassan II avait fait de Driss Basri son troisième et dernier homme de confiance.
Basri a créé une immense toile d’araignée sécuritaire chargée d’assurer la pérennisation du trône, partout dans le royaume, jusque dans les douars les plus reculés, puisque le ministre d’Etat avait aussi la haute main sur les collectivités locales.
L’ancien policier cumule aussi à partir de 1985 le portefeuille de l’Information. Mais l’arrivée du nouveau roi scelle sa chute. Le 9 novembre 1999, il est limogé. Pour Mohammed VI, cette révocation se veut un signe fort qu’est tournée la page des «années de plomb» durant lesquels les violations des droits de l’homme étaient largement répandues.
En délicatesse avec le nouveau pouvoir, Basri s’exile en janvier 2004 à Paris et ne reverra plus jamais son pays. Pour répondre à ceux qui lui reprochent ses exactions, il se justifiait par cette formule: «Je n’ai pas servi la reine Élisabeth, je n’ai pas servi Jean Gabin, la République, le général Boulanger ou Menahem Begin, j’ai servi Hassan II et son fils Mohammed VI.» Puis pour être encore plus clair, il ajoutait: «Je ne suis pas le Christ: quand on me frappe sur la joue droite, je ne tends pas la joue gauche.»
Ironie de l’histoire, le décès de celui qui fut considéré par ses adversaires comme le plus grand arrangeur des résultats d’élections au profit des partis au pouvoir, tombe en pleine période électorale. Pour rompre avec ce passé peu reluisant, les autorités marocaines répètent à satiété qu’elles veulent un scrutin clair et transparent et qu’elles poursuivront sans relâche la corruption.
Par AFP
LIBERATION.FR
10 juin 2007
Sarkozy au G8, grosse fatigue ?
Les chaînes de télévision belges ont diffusé l'extrait d'une conférence de presse du chef de l'Etat, tenue lors du sommet du G8, après une rencontre avec Vladimir Poutine.
L'extrait n'a pas encore été vu sur les télévisions françaises. En revanche, les chaînes belges n'ont pas hésité à diffuser un extrait d'une conférence de presse de Nicolas Sarkozy tenue lors du sommet du G8 cette semaine. Il vient alors de rencontrer le président russe Vladimir Poutine. "Manifestement, il n'avait pas bu que de l'eau", explique le présentateur de la Deux belge. Dans la vidéo, on y voit le chef de l'Etat hilare, bredouillant, qui s'excuse de son retard. "Je vous demande de bien vouloir excuser mon retard dû à la longueur du dialogue que je viens d’avoir Monsieur Poutine", dit-il.
Source: Nouvelobs.com
G8 Sarkozy
envoyé par tigwenn
03 mai 2007
Imaginez la France d'après ... Scénario catastrophe !
Maya vient de m'envoyer un lien vers ces 2 vidéos!
Un docu-fiction palpitant, des scènes d’un réalisme à vous couper le souffle !
La France d'après
envoyé par machoolala
La France d'après 2
envoyé par machoolala
27 avril 2007
Petit entracte
Sur ma virée marocaine!
Voici l'affiche qui circule sur le net! Serait-ce la vraie affiche de campagne? Faut-il en rire ou en pleurer?





