18 janvier 2008
L'espoir est comme le ciel des nuits...
Il n'est pas coin si sombre où l'oeil qui s'obstine ne finisse par découvrir une étoile.
[Octave Feuillet]
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Espoir
De Naim Araide
Je suspends encore mes espoirs
aux repères du rivage
qui se prépare à l’été
l’anneau de sable se moque du sens de l’écriture
et le cycle des vagues ne se voit pas à l’oeil nu.

Je suis l’ami de l’ami de la mer
et l’ennemi de l’ennemi de la terre
entre les deux rien sinon l’air
se mêlant parfois au vent rapide
se traînant parfois comme une tortue.
Entre célérité et lenteur
je respire la solitude qui demeure.

Ma montre ne sert plus à personne
sauf à celui qui la porte
le temps s’attarde
d’un côté à l’autre
de la mer

Seul qui l’aime marque un lieu
aussi je suspends encore mes espoirs
à l’échafaud d’un espoir lointain
tantôt ici tantôt là
et quand viendra l’heure
ma montre restera sans poignet.

Lien photo: "voir ou regarder"




